Petitpierre Marie
Cote
Intitulé
Présentation
Le fonds contient principalement la correspondance entretenue depuis ses divers postes de l’Armée du Salut en l’Italie (à Faeto en particulier) par Marie Petitpierre. Les lettres sont adressées aux siens, et notamment à sa mère, résidant à Sauges (NE). S’y ajoutent des lettres de Marie Petitpierre à sa famille écrites durant sa formation à Londres, des lettres à sa sœur Hélène en poste aux Indes, quelques lettres envoyées de Berne, divers articles et rapports de Marie Petitpierre, des extraits du Cri de guerre et d’autres témoignages salutistes, ainsi que 10 photographies de famille et un lot de photographies du Congrès international des écoles du dimanche à Oslo en 1936.
Conditionnement
Dates extrêmes
Notes sur les Modalités
Histoire administrative
Sur la base notamment des renseignements fournis par Mme Marianne Nussbaum, qui a connu Marie Petitpierre – dont elle garde le souvenir d’une femme austère et impressionnante –, on peut établir les faits suivants.
Marie Petitpierre (1885-1969) est la fille de Fritz Petitpierre (1841-1923) et de Marie Petitpierre, née Biolley (1857-1948). Fritz Petitpierre était associé avec les Pernod, producteurs d’absinthe, à Couvet. Marie Petitpierre-Biolley était la sœur d’Henry Biolley (1858-1939), inspecteur forestier à Couvet de 1880 à 1927, connu pour avoir développé la méthode du contrôle (inventaires décennaux des forêts) appliquée aux forêts jardinées.
Outre Marie Petitpierre, le couple aura cinq enfants : Hélène Petitpierre (1884-1968), Alexis Petitpierre-Allisson, dit « Xi » (1887-1958), directeur de l’Ecole des métiers à Lausanne, Anna Nussbaum-Petitpierre (1887-1969), institutrice, Jean Petitpierre-Allisson (directeur des Forces électriques Sundgowiennes, décédé le 18 février 1922 d’un accident d’exploitation à Ferrette, en Alsace, et dont la femme est appelée « My » dans la correspondance) et Elisabeth Petitpierre (1893-1983), médecin missionnaire aux Indes durant 23 ans et au Cameroun pendant 4 ans. Cette dernière a publié des extraits de ses lettres à sa famille entre 1929 et 1954 sous le titre Médecin et missionnaire en Inde, Lausanne, Edition du Soc, 1981, 117 p.
Fritz était membre de l’Eglise réformée alors que sa femme était salutiste. Les enfants sont devenus soit protestants, soit salutistes. Marie, dont on possède les archives, a consacré toute sa vie à l’Armée du Salut, en en gravissant les échelons, de cadette à colonnelle. Après sa formation à Londres, elle est en poste en Italie, à Fassiotti, dans le Piémont vaudois, puis à Florence (1911-1912) et enfin à Faeto, bourg situé dans les Pouilles – province de Foggia –, de 1912 à 1922. Elle revient en 1925-1926 à Florence, comme responsable de la formation des cadets (c’est dans la capitale toscane que se situe alors le QG national italien de l’Armée du Salut). Puis elle part en mission à Trieste, à Faeto à nouveau, avant de travailler à Naples (1926-1928). Elle écrit très régulièrement, en général une fois par semaine, à sa famille restée à Sauges. A son retour en Suisse, elle devient principale de l’Ecole d’officiers de l’Armée du Salut à Berne, Muristrasse 6. Cette Ecole se trouve aujourd’hui à Bâle (Centre européen de formation, Habsburgerstrasse 15, 4012 Bâle). Partie le 3 septembre 1940 en tournée d’inspection en Italie, elle passe trois semaines en prison parce que le régime fasciste accusait l’Armée du Salut, d’origine britannique, de travailler pour l’Intelligence Service. Marie Petitpierre, après avoir voué sa vie à Dieu, décède le 1er novembre 1969, à Saint-Aubin.
Historique de conservation
Le fonds a été conservé par M. Louis Nussbaum, neveu et filleul de Marie Petitpierre. Il a été consulté par le major W. F. Schaffter, qui a adressé copie « de tout ce qui parle d’elle dans le livre sur l’histoire de l’Armée en Italie ». M. Schaffter ajoute dans une carte adressée de Bâle aux Nussbaum le 22 mai 2002 : « Ces documents ont passé dans bien des mains surtout italiennes, des chefs de l’Armée et autres !... très appréciés. » M. Schaffter évoque aussi un livre à paraître sur Faeto, où Marie Petitpierre a travaillé entre 1912 et 1922, ainsi que cinq mois en 1926-1927.
M. François Zosso a publié un livre sur la base du fonds Marie Petitpierre (sans avoir pu consulter les pièces déposées le 27 novembre 2019) : Nouvelles du front (voir ci-dessous).
Les Archives fédérales conservent un dossier relatif à l’arrestation de Marie Petitpierre en Italie, en 1940 (cote E 2200.19-01).
Accroissement
Notes sur l'accroissement
Mode de classement
Communicabilité
Instruments de recherche
Localisation
Notes sur les Sources complémentaires
Les Archives fédérales conservent un dossier relatif à l’arrestation de Marie Petitpierre en Italie, en 1940 (cote E 2200.19-01).
Notes
La description a été établie par Jacques Ramseyer et relue par Jacqueline Rossier.
Janvier 2015 et janvier 2020.Bibliographie
ZOSSO François, Nouvelles du front. Une officière neuchâteloise de l’Armée du Salut en Italie, 1911-1948, Lods et Cortaillod : chez l’auteur, 2017, 230 p.