Grossenbacher Nelly
Cote
Intitulé
Présentation
Le fonds est constitué d'un fascicule de 45 pages A4 non numérotées portant un texte manuscrit photocopié. La page de couverture porte la date de 1996. Il s'agit d'un récit autobiographique rédigé à près de 80 ans dans lequel l'auteure raconte, sans les enjoliver, les années passées à l'orphelinat Borel de Dombresson avec ses trois frères et sa soeur, à la suite de la mort de leur mère en 1927. Le récit évoque de façon poignante, la solitude des petits orphelins, les brimades, les humiliations et les châtiments corporels dont ils sont victimes puis les placements successifs dès l'adolescence avec leur cortège de mauvais traitements. Le récit s'achève le 1er avril 1943, date de l'entrée de Nelly en fonction chez des pharmaciens biennois qui lui accordent leur confiance, la respectent et la paient correctement tout en lui donnant une formation d'aide en pharmacie.
Le cahier est reproduit en 3 exemplaires. Il est accompagné en introduction d'une lettre dactylographiée, datée de 1927 "A mes très chers petits" et de deux pages de photocopies de photos noir-blanc. Le fonds contient également une photocopie d’un journal de 2002 au sujet de Nelly Grossenbacher à 80 ans, une coupure du journal le Temps de novembre 2009 concernant un orphelinat et ses pratiques en Australie entre 1930 et 1970, ainsi qu’une carte manuscrite signée N. Grossenbacher.
Conditionnement
Dates extrêmes
Notes sur les Modalités
Histoire administrative
Marthe Nelly Grossenbacher (née Gobbo) est née à Couvet le 9 janvier 1923, d'une mère suisse et d'un père italien. Le père abandonne le domicile conjugal pour refaire sa vie en France, après la naissance du 5e enfant. Sa femme, Jeanne Gobbo, née Borel, tombe gravement malade, elle se convertit avec ses enfants à la foi protestante, rapidement elle doit placer ses cinq enfants à l'Orphelinat Borel à Dombresson. (L'Etat de Neuchâtel et la commune de Couvet acceptent de pendre en charge la famille, malgré le mariage avec un italien). Elle décède en 1927. Les enfants passent une enfance et une adolescence douloureuses dans l'institution. Après des années de brimades tant à l'orphelinat que chez les particuliers où elle est ensuite placée comme employée de maison, l'adolescente Nelly Gobbo trouve une place chez un couple de pharmaciens biennois qui lui font acquérir une formation d'aide en pharmacie. A Bienne, elle épouse un veuf, Samuel Grossenbacher (1920-1986) et vit heureusement. Le couple n'aura pas d'enfants. Au moment du dépôt de son texte, Nelly Grossenbacher habitait encore à Bienne, 13 rue Scholl.
Historique de conservation
Une copie du récit de N. Grossenbacher avait été confiée à Mme Dominique Baumann. Cette jeune collaboratrice occasionnelle du Journal du Jura avait rencontré l'auteure et fait paraître des extraits de son autobiographie dans ce journal. Etudiante du prof. Ph. Henry, D. Baumann a signalé l'existence de ce récit aux AVO.
Accroissement
Notes sur l'accroissement
Mode de classement
Communicabilité
Instruments de recherche
Localisation
Notes sur les Sources complémentaires
Non.
Notes
Le document de N. Grossenbacher a été exposé lors de l'exposition Des Neuchâtelois et des Neuchâteloises venus d'ailleurs, à l'Office Fédéral de la Statistique, organisée dans le cadre des manifestations Neuchàtoi, mai-nov. 2006.
La description a été établie par Jacqueline Rossier et relue par Antoinette Béguin.
12 avril 2005 et 31 mai 2021Bibliographie
Yoan Veya et Jean Prétôt, Exemples de récits de vies "ordinaires" Fonds : Emilie Tissot-Sutter, Nelly Grossenbacher, Maurice Girardin, Denise Aeschlimann. Séminaire II : L’individu et l’histoire. Théories et pratique de la biographie. Prof. Ph. Henry, Institut d'histoire de l'Université de Neuchâtel, 2007. Voir boîte FCO/1B/Travaux de séminaire Uni Neuchâtel 2007.